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Photos Véranda
Les matériaux |
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LE PVC
Le Polychlorure de Vinyle ou PVC est une matière plastique. C’est un polymère issu à 43 % du pétrole et à 57 % du sel. Un matériau étonnant et malléable, très utilisé pour les châssis de fenêtres, qui est devenu le favori des Français pour les travaux de rénovation.
Une véranda en PVC offre de nombreux avantages. Tout d’abord, son prix relativement abordable. Faire construire en PVC est bien plus économique qu’en acier, en bois ou en aluminium. Il faut compter un budget généralement inférieur de 15 à 20 % à celui d’une véranda en aluminium. Deuxième atout : c’est un matériau léger et souple qui se plie quasiment à toutes les formes d'ouverture. Mais justement à cause de son taux de dilatation élevé (environ 10 fois supérieur à celui de l’aluminium), le PVC ne convient qu’aux vérandas de petite dimension et ne peut pas servir aux structures porteuses. Pour servir d’ossature en grande portée, il doit être armé d’un renfort intérieur en acier galvanisé ou en aluminium, ce qui en augmente le coût. La résistance est son troisième atout. Imputrescible, il résiste aux rayons du soleil, à l’humidité, à la salinité de l’air marin et aux intempéries. Contrairement à l'aluminium ou au bois, il est insensible aux variations de climat. Autre atout : c’est un bon isolant, très souvent employé pour les fenêtres et les portes, portes-fenêtres à vantaux, portes coulissantes… Comme il n’est pas conducteur thermique, le phénomène de condensation sur les vitres n’a plus de raison d’être. Mais son pouvoir d’isolation est inférieur à celui du bois. Une véranda en PVC est facile à entretenir, un coup d'éponge à l'eau savonneuse suffit, en évitant les solvants. Mais sur une longue durée, même s’il ne risque pas la corrosion, le PVC vieillit mal et se rénove difficilement. Il offre moins de résistance aux UV et souffre parfois d’un léger jaunissement, ce qui pose problème quand on sait que le plupart des vérandas sont exposées au sud. Parmi ses autres faiblesses, il faut bien avouer qu’il s’agit d’un matériau encore peu écologique. Employé dans la fabrication de nombreux produits jetables ou à faible durée, le PVC est un des produits les plus polluants de la planète. Il est toxique en cas d’incendie ou d’élimination par combustion. L’enjeu pour ce matériau sera de se montrer entièrement renouvelable et recyclable. Déjà le cadmium a disparu depuis 2001 de la composition de ses stabilisants et le plomb disparaîtra totalement d'ici 2015.
L’autre limite du PVC réside dans son esthétique. Les menuiseries PVC manquent tout de même de charme et de caractère, car elles revêtent un aspect plastique. Cependant, il faut reconnaître que les menuisiers du PVC proposent aujourd'hui des montants et des profilés plus fins qu’autrefois. Autre grief porté contre le PVC : sa teinte blanche. Heureusement, depuis quelques années, il se décline non seulement en blanc, mais aussi en couleurs grâce à un revêtement appliqué sur la menuiserie. A l’image des profilés Acrylcolor de Gealan, réalisés par co-extrusion d’une couche de laque acrylique dans le PVC. Anti-rayure et anti rayons du soleil, ces profilés sont bicolores : ils apportent de la couleur en façade et conservent la neutralité du blanc à l’intérieur.
LE BOIS
LLoyd Hamilton
Le bois, un produit naturel
Des tombeaux égyptiens aux temples de la Chine ou du Japon en passant par les cités bâties sur pilotis, les performances du bois ne sont plus à prouver. Il a su traverser toutes les époques et s’adapter à chaque culture et à son environnement.
Choisir une ossature en bois pour sa véranda, c’est à coup sûr laisser parler son cœur et sa sensualité, rechercher des vertus d’intimité et un cachet d’authenticité à la fois. Car le bois est comme une peau vivante, odorante et agréable au toucher, qui change de couleur et se patine avec le temps. Un produit écologique qui revient en force, après des années de disgrâce remontant aux reconstructions en béton de l’après-guerre. C’est l’une des rares matières premières entièrement renouvelables : en récoltant les arbres à maturité, les forestiers offrent aux jeunes pousses les moyens de grandir plus vite et d’absorber une plus grande quantité de CO2. En effet, quand un arbre arrive à maturité, deux choix se présentent. Soit l’arbre est laissé en forêt ; dans ce cas il meurt et se décompose au sol, renvoyant dans l’atmosphère tout le CO2 absorbé durant sa croissance. Soit il est récolté et utilisé ; de nouveaux arbustes poussent alors naturellement ou par plantation. C’est ce qu’on nomme la gestion forestière intelligente laquelle permet à la France d’avoir l’une des plus grande surfaces forestières d’Europe. Consommer du bois est donc essentiel au développement et à la pérennité du patrimoine forestier. Un remarquable isolant naturel Utilisé depuis des millénaires, le bois constitue un produit à forte valeur ajoutée environnementale, privilégié dans les régions les plus froides pour ses qualités d’isolant naturel. Pour preuve, une simple paroi en bois est jusqu’à 6 fois plus performante que la brique, 12 fois plus qu’un mur de béton à isolation renforcée, 350 fois plus que l’acier et 1500 fois plus que l’aluminium. De par son inertie thermique, le bois n’est pas un matériau conducteur, à l’inverse des métaux, c’est-à-dire qu’il ne transmet pas le froid de l’extérieur vers l’intérieur. Il réduit en hiver l’effet désagréable de paroi froide, souvent ressenti au contact de murs de pierre ou de béton, empêche la condensation et limite les déperditions de chaleur nocturnes. Ce n’est pas pour rien que les constructions en bois entrent largement dans les critères des labels Hautes Performances Energétiques. Couplée à du vitrage isolant, une véranda en bois apportera une parfaite isolation thermique, générant ainsi jusqu’à 30 % d’économies.
C’est aussi un bon isolant phonique dont la faculté d'absorption a pour effet d’atténuer les phénomènes de résonance et de créer une ambiance sonore tout à fait exceptionnelle. Le confort thermique et acoustique du bois n'a pas d'équivalence dans les autres types de vérandas.
Contrairement à ce que l’on pense, le bois possède une des meilleures résistances au feu. Il ne se dilate pas sous l’effet de la chaleur, comme le ferait l’acier, et se consume lentement, avec des risques d’effondrement quasiment nuls. En outre, c’est un matériau sain qui en brûlant ne dégage aucune fumée toxique, contrairement à d’autres matériaux chimiques ou industriels.
La véranda à ossature bois
Lloyd Hamilton
Noble et chaleureuse, une structure en bois s'intègre facilement à l’environnement existant (espace urbain, village, montagne…) et confère une vraie personnalité à un projet de véranda. Tous les architectes s’accordent pour dire que la première qualité du bois, c’est sa grande plasticité. Utiliser le bois, c’est laisser libre cours à son inspiration : jeux de textures et de couleurs, volumes, arrondis, jambages… tout est permis. A noter que le style d’une véranda en bois ne se limite pas obligatoirement au rustique. Une ossature en bois s'adapte à n’importe quel projet (y compris aux créations contemporaines) et s’harmonise avec la plupart des autres matériaux. Reconnue pour sa solidité et sa résistance, elle est à même de supporter une partie du toit de votre habitation. Qui plus est, contrairement aux idées reçues, une structure en bois n'exige pas de fortes sections : la largeur des montants de façade se rapproche plus souvent de celle d’une structure en acier que de celle d’une structure en aluminium. Malgré tous ces atouts, la véranda en bois occupe une faible part du marché, en raison de son coût élevé qui en fait un ouvrage haut de gamme, au confort inégalé, équivalent à celui d’une véranda en acier. Méconnue, elle doit séduire et défendre ses qualités pour justifier son budget et lutter contre la suprématie de l'aluminium. Une large palette d’essences de bois Les bois se déclinent en une multitude d’essences : feuillus (sapin, pin, red cedar) ou résineux (chêne, hêtre), indigènes ou exotiques…La liste complète serait ici bien trop longue. Sachez cependant que le choix d’une essence de bois est essentiel pour garantir la durabilité de la structure et sa facilité d'entretien. Les qualités exigées du bois en matière de véranda sont la faible dilatation (pour ne pas faire casser les vitres en cas de chaleur) et l’imputrescibilité. Il vaut mieux proscrire les bois massifs et fissiles (tendance à se fissurer et à se tordre) comme le chêne, le châtaignier ou le sapin. Car la véranda étant soumise à des chocs thermiques importants, la nature de ces bois risque de mettre à rude épreuve la résistance de sa structure. Sans compter que les fentes du bois constituent des portes ouvertes à l’humidité et aux champignons. Pour les amateurs de chêne, soulignons qu’il est tout de même possible de l’utiliser dans le cadre d’une véranda en bi-bois : chêne en intérieur et red cedar en extérieur, par exemple. C’est une solution ingénieuse pour bénéficier en toute quiétude de la beauté et de la chaleur du chêne à l’intérieur et garantir la pérennité de la structure extérieure par le red cedar. De manière générale, il est préférable de s’orienter vers des bois à moyenne et forte densité comme les bois exotiques ou tropicaux, en provenance d’Afrique ou d’Asie : bangkiraï, iroko, jatoba, merbeau, méranti, movingui, sipo ou teck… Réputés imputrescibles, résistants face aux attaques des insectes et d’une tenue impeccable par tous les temps, ils sont parfaits en surface extérieure. Lloyd Hamilton, le grand orfèvre de la véranda 100 % en bois, propose des réalisations haute gamme, fruit d’un véritable travail d’ébénisterie, exclusivement à base d’essences tropicales, telles que l’afrormosia, Ce qui est non seulement une garantie de solidité, mais participe aussi au sentiment de bien-être et de confort que dégagent ces vérandas en pièces de bois moulurées.
Lloyd Hamilton
Véranda Solution, entreprise dynamique sise à Milly la Forêt et qui vient de se doter d’une unité de fabrication de 1000 m² à Chalon-sur-Saône, affiche une préférence pour le méranti, bois tropical originaire des forêts du sud-est asiatique. La croissance de ce bois dans un environnement climatique chaud et humide lui confère des qualités de stabilité et de durabilité, indispensables à un matériau d'ouvrage. Cet arbre qui à maturité peut atteindre 80 m de hauteur, pousse droit et conserve un aspect rectiligne une fois installé. Les constructions proposées par Véranda Solution, sont des produits de marque, entièrement réalisés en méranti et comportant la signature du fabricant. La véranda constitue une véritable extension à vivre, pré-montée en atelier et bénéficiant d’un assemblage de qualité : double tenon et enfourchement. Bien que tous les éléments qui la composent soient en bois massif (ossature et coulissants), elle conserve une certaine légèreté, accentuée par des finitions de couleur chêne clair ou par des peintures (blanches, bi-colores, etc.).
Véranda Solutions
Afin de répondre à la demande croissante d'une clientèle de plus en plus sensible à l'intégration et à l'esthétique, des efforts ont été accomplis au niveau des sections pour affiner les lignes, tout en respectant les contraintes de charge. L’un des meilleurs bois pour vérandas reste le célèbre red cedar ou cédre rouge. Originaire du Canada. c’est un bois léger, résistant, imputrescible et qui a un coefficient de dilatation quasi-nul. Ce bois de cèdre, remarquable isolant, constitue le matériau de construction principal des maisons nord américaines et canadiennes. Il est surtout employé en façade.
La société Bois du Nord, à Rochefort sur mer (17), spécialisée dans l’importation de bois pour maisons écologiques et vérandas, fait venir essentiellement des essences scandinaves (pin sylvestre, épicéa) et du red cedar. Comme le souligne Bruno Deveau, dirigeant de Bois du Nord : « Le pin sylvestre que nous importons de Suède, de Finlande ou de Russie possède une excellente résistance aux intempéries et aux insectes, s’il est traité et imprégné par autoclave. Mais le red cedar est, quant à lui, une essence naturellement imputrescible, de classe 3, qui n’attire quasiment pas d’insectes, du fait de ses qualités physiologiques. On a affaire à un bois tendre, d’une belle finition, qui ne nécessite aucune lasure, ni peinture. Il faut s’imaginer la patine de couleur grise qu’il prendra avec le temps pour le marier le plus harmonieusement possible avec la maison. Mais on peut aussi lui garder son aspect fraîchement raboté, en passant des lasures incolores tous les 2 à 3 ans, ou de l’huile. »
Le teck, produit haut de gamme, aux qualités comparables à celles du red cedar a en revanche l'inconvénient d'être plus lourd et plus cher.
Concernant les ossatures intérieures de toiture, les professionnels du bois recommandent souvent d’utiliser du Douglas, plus connu sous le nom de pin de l’Orégon, pour ses vertus de résistance mécanique. Ce qui permet de diminuer les sections des chevrons au maximum pour préserver ainsi l'esthétique et la légèreté de l'ensemble.
Pin d'oregon Chêne Iroko Sapin
Les bois dits technologiquesIl existe aussi des bois qu’on appelle technologiques : lamellé-collé, lamibois (lamelle de placage de résineux sur chant), bois massif reconstitué ou bois massif collé en couches croisées. La technique du lamellé-collé offre une excellente alternative aux bois massifs. Le lamellé-collé est constitué de lamelles de bois de 24 à 28 mm d’épaisseur, assemblées par collage, qui permettent d’avoir des portées importantes (de l’ordre de 3 à 6 m) de grande stabilité dimensionnelle. Conçu à l’origine pour des applications en charpente, ce procédé s’est développé en menuiserie : il a permis d’affiner les profils, en les dotant d’une résistance mécanique accrue. Il autorise également l’emploi d’essences moins onéreuses, comme le pin ou l’épicéa.
La protection d’une véranda en boisS’il faut bien trouver un inconvénient au bois, c’est sûrement au niveau de l’entretien qu’il se situe. Sans être particulièrement fragile, il n’en est pas moins soumis à des facteurs extérieurs qui peuvent le dégrader, voire le détruire : il peut se déformer ou se fendre au séchage, se décolorer sous l’effet des rayons du soleil, être agressé par le vent et la pluie. Mais surtout il risque d’être attaqué par un certain nombre de parasites. Car le bois contient de la lignine et de l’amidon qui servent de nourriture à des insectes xylophages (notamment les termites) et à des champignons. Certaines variétés de bois comme le red cedar, le mélèze ou le châtaignier sont naturellement protégées contre ces attaques.
Le bois méritent donc, en règle générale, d’être bien protégés. Les traitements, autrefois décriés pour leur nocivité, sont aujourd’hui particulièrement sains. Les traitements de protection IFH (insecticide, fongicide, hydrofuge) sont réalisés en usine et imprègnent désormais systématiquement les bois bruts en vue d’assurer leur longévité. Dans le traitement autoclave qui consiste à imprégner le bois en profondeur, la cellulose du bois est remplacée par des produits industriels qui garantissent la bonne tenue du matériau, quel que soit son emplacement. Le bois est déposé dans un caisson hermétique où, après avoir été placé sous vide d’air, il est imprégné de produits sous pression dans chacun de ses pores et cavités. Quant aux traitements de surface, ils sont à la fois décoratifs et préventifs. Parmi eux, il convient de citer : les lasures qui teintent le bois de façon transparente et le protègent contre l’eau et les rayons UV ; les peintures et les vernis glycérophtaliques et polyuréthanes qui opposent une barrière étanche à la pénétration de l’eau ; les peintures microporeuses qui protègent le bois, tout en le laissant respirer.
Profils Systèmes
Bois-aluminium
Clover
Bois-aluminium, un mariage réussi
C’est pour répondre aux exigences d’esthétisme et de confort de leur clientèle que les constructeurs ont eu l’idée d’associer le bois et l’aluminium. Une alliance inattendue entre deux matériaux que tout semble séparer - l’un issu de la nature, l’autre de la technologie - et qui s’impose comme une tendance forte de l’architecture contemporaine.
Le concept technique qui consiste à faire construire une véranda mixte en combinant le bois et l’aluminium, est venu de Scandinavie et d’Allemagne, il y a quelques années, et commence à gagner du terrain. Il permet de bénéficier des qualités de chacun des composants. Si le bois apporte l’assurance d’une excellente isolation thermique et acoustique, la beauté et la noblesse de sa matière, l’aluminium amène de son côté une grande finesse de lignes au niveau des profilés et une très bonne résistance dans le temps. A souligner que le bois se soumet à toutes les géométries au même titre que l’aluminium.
Plusieurs options de construction s’offrent à vous : faire bâtir une structure mixte bois-aluminium ou adopter des profilés mixtes bois-aluminium sur la structure en bois.
Véranda mixte bois-aluminium S’orienter vers une véranda mixte bois-aluminium revient généralement à installer des châssis (dormants et ouvrants) en aluminium sur une véritable ossature en bois (poteaux, charpente, toiture et chevrons). Généralement, l’ensemble de la structure est réalisée en bois lamellé-collé pour éviter le risque de déformation des poutres de bois. La technique du lamellé-collé qui consiste à coller plusieurs pièces de bois en contrariant le sens des fibres et en assemblant les pièces par vissage garantit ainsi la stabilité géométrique de la construction dans le temps.
Cette formule mixte conjugue les avantages esthétiques d’une structure en bois avec les bénéfices pratiques de l’aluminium. Le résultat obtenu s’avère en effet très convaincant : le maître des lieux dispose d’un espace de vie chaleureux, grâce au bois, et se libère de toutes les contraintes d’entretien au niveau des châssis extérieurs.
Texabois
Cet habile compromis technique permet également d’insuffler un bel équilibre à l’ensemble, tout en offrant une large palette de couleurs. L’ensemble des dormants et des ouvrants (fenêtres, portes, baies coulissantes) en aluminium présente en effet l’avantage de pouvoir se laquer facilement dans toutes les teintes, voire même en laquage « finition bois » (avec le choix entre plusieurs essences) amenant un rendu très réaliste, en osmose avec la structure en bois massif. Il est à noter que le métier du bois est généralement à la base du savoir-faire de l’entrepreneur de vérandas mixtes. La société Tecsabois, quatrième génération d’une famille d’exploitants scieurs-charpentiers, propose une large de gamme de produits sur-mesure en bois exotiques, pins Douglas et bois de chêne. Elle est la seule à offrir sur le marché européen des vérandas prêtes à monter, avec ossature en chêne et chevrons en contre-collé. Une singularité que défend avec passion Jean-Baptiste Saget : « Même si nous travaillons depuis 15 ans des bois exotiques comme l’iroko ou le tatajuba, nous aimons aussi travailler les bois indigènes, car nous avons en France la chance d’avoir une des rares matières premières entièrement renouvelables : la forêt. Nous avons mis au point la technique du chêne Tbps qui consiste à scier et à percer le bois hors cœur, dans le sens de la longueur, à le sécher sous vide en vapeur saturée, puis à le stabiliser par plusieurs couches de lasure translucides qui laissent voir le veinage du bois. Chacune de nos vérandas est pré-montée en atelier, assemblée sans aucun vissage et chevillée à la main. Elles sont livrées en kit, avec plans de montage et joints d’étanchéité. Toute la structure en bois (poteaux, murets, toiture) se monte en deux jours maximum, à charge ensuite à notre réseau de revendeurs d’installer les châssis aluminium. »
Texabois
Autre exemple de professionnalisme, Vie et Véranda, fabricant de vérandas sur mesure installé à Feyzin (69) réalise ses constructions mixtes, avec une structure en sapin du nord, traité par autoclave, et des châssis en aluminium.
En tant que spécialiste du bois-aluminium, Philippe Gay, concepteur, fabricant et installateur de vérandas depuis 1982 dans l’Eure et Loire (et départements limitrophes) souligne l’atout des châssis aluminium sur une structure en bois : « les lignes des profilés en aluminium, aux formes galbées ou cintrées, sont beaucoup moins larges que celles en bois et empiètent donc moins sur la vision extérieure. Elles permettent aussi de réaliser de grandes baies coulissantes à plusieurs rails, avec ouverture des deux-tiers pour l’été ».
Quant à la toiture de votre véranda mixte, si la voulez ouvrante pour faciliter l’aération, il est absolument indispensable de la prévoir et de l’intégrer, dès le début de la construction, sur l’ossature en bois ; sinon il sera trop tard pour changer par la suite, elle restera fixe.
Texabois
Les profilés mixtes, de nombreuses variationsFaire installer des profilés mixtes sur une véranda à ossature en bois constitue une option plutôt haute gamme. Voici les principales variantes, de la plus standard à la plus raffinée, parmi lesquelles il vous faudra choisir :- des châssis tout aluminium, mais avec un laquage d’aspect finition bois ; c’est la solution la plus courante et la moins onéreuse. - même solution, mais en jouant sur la possibilité de bi-coloration de l’aluminium ; les laquages seront d’une couleur différente, à l’extérieur et à l’intérieur de la véranda, avec un nombre infini de combinaisons possibles. Il peut être séduisant de laquer les châssis aluminium, couleur bois à l’intérieur pour conserver un aspect rustique dans la véranda et, ivoire au dehors. La couleur ivoire à l’extérieur aura pour effet d’atténuer l’effet de masse de la charpente en bois et de donner plus de légèreté visuelle à l’ensemble. - des châssis en bois, avec un habillage extérieur en aluminium laqué. Autrement dit, les profilés sont en bois massif à l’intérieur, tandis que toutes les surfaces de bois extérieures sont capotées en aluminium laqué. Une option particulièrement recommandée en bord de mer et surtout dédiée aussi aux maisons d’habitation (fenêtres, porte-fenêtres).
- des châssis aluminium à rupture de pont thermique sur lesquels sont fixés, côté intérieur, de fins parements en bois massif. Un double avantage : élégance et simplicité d’entretien à l’extérieur, charme et intégration du bois à l’intérieur.
Aluminium
Technal
L’aluminium, un métal futuriste Extrait de la bauxite, l’aluminium est un métal argenté, léger et malléable, reconnu pour sa résistance à l’oxydation. En fait, il serait plus exact de dire qu’il est très oxydable, mais son oxydation produit au contact de l’atmosphère une couche imperméable et protectrice, appelée alumine. Une réaction chimique spécifique à l’aluminium qui le différencie des autres oxydes de fer habituels. La couche d’alumine non seulement ne se détache pas, mais elle le protège également face aux intempéries. En ce sens, on peut affirmer que l’aluminium possède son propre mécanisme de défense, automatique et naturel. Cependant, cette couche d’alumine n’est pas toujours une protection suffisante pour l’application à laquelle se destinent les profilés en aluminium. Des traitements de surface (voir plus loin) sont conseillés. L’industrialisation de l’aluminium ne remonte qu’au début du XXème et son utilisation se répandra considérablement après la seconde guerre mondiale. Employé dans le bâtiment, il a vu sa consommation doubler tous les 8 ans après la guerre jusqu’aux années 70 environ. Les composants réalisés à partir d'aluminium sont essentiels à l'industrie aérospatiale et très présents dans les secteurs du transport et de la construction où sa faible densité, sa longévité et sa résistance sont appréciées. C’est pour ces raisons qu’il occupe aujourd’hui une place majeure sur le marché de la véranda : 90 % d’entre elles ont une structure en aluminium. Des performances physiques incontestables La structure d’une véranda en aluminium se compose généralement de poteaux verticaux chargés d’accueillir des châssis vitrés et des ouvrants (fenêtres, portes-fenêtres, baies coulissantes…), mais aussi d’une charpente en chevrons supportant des panneaux vitrés ou opaques. Poteaux, châssis et chevrons sont réalisés à partir de profilés en aluminium extrudé, laqués ensuite industriellement ou anodisés. Matériau extrudé, l’aluminium ne connaît aujourd'hui guère de limites en ce qui concerne les formes et les dimensions des structures auxquelles il peut donner naissance. Les extrudeurs fabriquent des profilés extrêmement sophistiqués dont les sections très minces assurent la légèreté de la structure. Plus léger que l’acier et malgré tout résistant aux charges, l’aluminium intègre sans risque des doubles vitrages épais et des verrières de toiture ou de façade, de portée importante. L’autre avantage d’une structure en aluminium, c’est qu’en cas de réparation, le dispositif d’assemblage mécanique autorise le remplacement de la seule section endommagée.
Sa solidité mécanique, bien qu’inférieure à l'acier, et sa rigidité le rendent peu sensible aux prises d’air, au vent et aux intempéries. Sa résistance à la corrosion permet de l’employer dans tous les types d’atmosphères, même en climat marin. Et comme il prend pas l’humidité, il ne pourrit pas, d'où l'intérêt de l'utiliser pour fabriquer le cadre des baies vitrées. A noter qu’une véranda en aluminium est facile à nettoyer et ne réclame quasiment aucun entretien. Un simple coup d’éponge périodique à l’eau savonneuse suffit à éliminer les poussières et à restaurer l’éclat des profilés thermolaqués. L’aluminium est devenu un matériau de création qui commence à être reconnu par les architectes pour ses facilités de fabrication et de découpe, sa longévité dans le temps et sa souplesse d’utilisation. La diversité des profilés en aluminium, de leurs couleurs et de leurs aspects, produit une grande variété dans la réalisation des fenêtres et des façades. Il autorise d’ailleurs toutes les audaces en matière de couleurs, car on peut le colorer presque à l’infini, par laquage ou par anodisation chimique. Sur le plan esthétique, même s’il n'a pas le cachet du bois ou l’authenticité de l'acier, l’aluminium sait séduire, car il s’adapte à merveille à de nombreux matériaux : pierre, béton, brique, bois… Mais la véranda en aluminium reste malgré tout indissociable d’une certaine forme de modernité qui s’accommode mal au style d’une demeure ancienne. C’est enfin un matériau écologique qui entend bien miser sur ses qualités environnementales : il est non seulement recyclable à 95 %, mais il est aussi incombustible, ne dégageant ni gaz, ni vapeurs toxiques. Recyclable indéfiniment sans perdre ses qualités initiales, il peut ainsi bénéficier de plusieurs cycles de vie qui en font un matériau à valeur économique élevée.
L’aluminium à rupture de pont thermique Toutes les nombreuses qualités de l’aluminium ne doivent pas occulter son principal défaut : son pouvoir de conduction thermique, source d’inconfort et de préoccupations, car il conduit beaucoup trop facilement le chaud ou le froid. Fort heureusement, les industriels de l’aluminium ont trouvé la solution technique : les profilés à rupture (ou à coupure) de pont thermique.
Le principe est ingénieux : les deux profilés, intérieur et extérieur, sont reliés entre eux par un matériau inerte et non conducteur qui empêche les échanges thermiques de l’un à l’autre. Deux options se présentent alors au fabricant : soit il coule de la résine thermique au centre du profilé, soit il installe une barrette (ou réglette) isolante de polyamide, renforcée de fibre de verre, pour maintenir le froid ou la chaleur à l’extérieur.
Une structure en aluminium équipée de ces dispositifs garantit une bonne isolation, contribue à l’économie d’énergie et au confort hygrométrique. Finis les phénomènes de condensation et la sensation désagréable de paroi froide à l’intérieur de la véranda. Ainsi que les effets indésirables produits par la condensation : moisissures et salissures. En hiver, la maison garde sa chaleur et en été sa fraîcheur. Ces profilés sont cependant concurrencés par le bois ou le PVC multichambre, à meilleur pouvoir isolant.
Sur le plan des innovations, Profil Systèmes, concepteur de profilés aluminium pour le bâtiment, propose « Toundra Khan », une gamme complète de châssis à frappe (dormant et ouvrants), aux formes galbées. Conçue entièrement à rupture de pont thermique, elle bénéficie d’une isolation thermique, conforme à la RT 2005, obtenue par barrettes polyamide de 20 mm.
Aujourd’hui, la moitié des vérandas aluminium bénéficie d’une rupture de pont thermique, avec des variations régionales importantes, entre l’est de la France (presque 100 %) et le sud (moins de 30 %). Un taux qui devrait fortement progresser dans les années à venir, compte tenu des exigences actuelles en terme d’isolation thermique. Et notamment au regard de la nouvelle Réglementation Thermique 2005 qui tend à faire de la rupture de pont thermique la norme incontournable pour les menuiseries en aluminium.
Vérancial
Les toitures : traditionnelle ou plate, fixe ou ouvrante Avant de faire construire une véranda, il vous faudra décider, en amont du projet, de la structure de la toiture. L’alternative qui s’offre à vous est la suivante : toiture traditionnelle à chevrons (en épine ou tubulaire) ou toiture plate. · La toiture à chevrons en épine constitue la solution la plus classique : elle amène une forme en épines à l’extérieur et une surface plate en face intérieure. Technal, leader français des systèmes de vérandas en aluminium a conçu Tourmaline, une toiture à chevons en épine qui confère à la structure un aspect affleurant à l’intérieur et saillant à l’extérieur. L’isolation est assurée par des chevrons à rupture de pont thermique. Parmi les autres variations possibles, il existe des toitures à épines, avec chevrons apparents à l’intérieur. C’est le cas de Wicsun Epine, le système de Wicona, qui permet de réaliser des vérandas à larges volumes, avec des performances d’isolation et d'étanchéité accrues, grâce à sa rupture de pont thermique. · La toiture à chevrons tubulaires offre un aspect plat à l’extérieur et laisse voir les chevrons en face intérieure ; elle s’apparente ainsi davantage au plafond à la française qui laisse les poutres apparentes. Cette solution est préconisée pour les grandes portées et peut recevoir, sous certaines conditions, un équipement d’éclairage zénithal (du haut vers le bas). C’est dans cet esprit que Technal a mis au point une toiture à chevrons tubulaires, très robustes, baptisées « Jade », qui se prête à toutes les réalisations contemporaines. Elle permet de concevoir des vérandas de grande dimension avec possibilité d’y intégrer des renforts en acier pour une meilleure inertie. Ces chevrons acceptent des remplissages (double vitrages ou autres) de 9 à 32 mm d’épaisseur.
Les Vérandas du Golf
Par opposition à la toiture à chevrons, la toiture plate constitue l’autre solution proposée par les vérandalistes pour les structures en bois ou en aluminium. Elle est constituée d’une grande surface linéaire à l’intérieur de laquelle on va pouvoir ouvrir et découper une ou plusieurs costières pour créer des puits de lumière vitrés en plafond. Ceux-ci pourront être monopente, à double pente, multipente, en forme de dôme pyramidal, en abscisse… La toiture plate en aluminium, à l’image de « Villa Véranda », pure création de la société Equip’Alu, constitue le véritable prolongement de l’habitation. Son esthétique résolument moderne associe plafond plat et verrières à chevrons. L’autre avantage d’une toiture plate, c’est son absence de pente qui lui permet de s’affranchir en toute sérénité des contraintes liées à l’habitation principale : hauteur des gouttières, normes d’inclinaison de toiture… Autant d’éléments qui font d’elle un produit particulièrement adapté aux grands volumes. Dernier paramètre à prendre en compte au départ d’un projet de véranda, l’aspect fixe ou mobile de la toiture. Si vous souhaitez privilégier la ventilation naturelle par le toit, c’est bien sûr une toiture ouvrante qu’il vous faudra. Dans ce domaine, la société espagnole Espai Sistemas s’impose sur le marché international avec les systèmes Cobertecnic. Il s’agit de toitures mobiles qui permettent d’assurer une ventilation graduelle de l’espace couvert. L’ouverture peut se faire manuellement avec une perche ou automatiquement par bouton poussoir. Différentes plaques de toiture peuvent y être montées : transparentes, translucides, opaques… selon ses envies de lumière. Totalement étanches à l’eau et au vent, les systèmes Cobertecnic offrent d’excellentes performances d’isolation contre les intempéries. Leur installation est facile et ne nécessite pas de chantier. Ils peuvent être installés avec des systèmes de canalisation et de collecte d’eau.
Espai Sistemas
Acier
Officina Dei Giardini
L’acier, suprême élégance Impossible de rester insensible au charme intemporel d’une véranda en fer forgé. Après avoir connu son âge d’or du XIXème siècle jusqu’au milieu du XXème siècle, période à laquelle l’aluminium à commencé à le supplanter, l’acier retrouve actuellement un regain d’intérêt. Quoi de plus légitime pour ce matériau d’exception qui évoque toute une longue tradition de ferronnerie d’art et qui a donné naissance à des constructions incroyables ! Comme en témoignent encore ces grandioses halles vitrées qui ont essaimé partout en Europe, lors de l’explosion de l’Art nouveau, en 1900. Esthétique, résistant, durable, des qualités indiscutables Bien entendu, la première des qualités d’une véranda en acier est son esthétique incomparable. Chaque création est unique et la créativité liée à ce matériau est sans limite. comme le prouvent nombre de décors de façade, auvents et marquises réalisés en France. Bien qu’il n’offre pas les mêmes qualités esthétiques que l’acier, l’aluminium a largement empiété sur son terrain, en proposant des structures allégées, des éléments décoratifs en fonte d’aluminium et des revêtements imitant son aspect. Si l’acier s’adapte bien aux vieilles demeures, en leur permettant de conserver voire de rehausser leur cachet, il sait aussi se modeler à tous les styles, du plus classique au plus contemporain, de l’Art nouveau à l’Art déco… Force est de constater qu’il se marrie facilement à beaucoup d’autres matériaux, comme le bois, le verre, les plastiques et autres composites, selon les effets recherchés (complémentarité, différences, performances techniques…). L’acier est doté également de grandes qualités physiques. A commencer par sa résistance mécanique, jusqu’à dix fois supérieure à celle de l’aluminium, qui autorise des ouvrages de toutes les dimensions : hall de gares, gardes-corps, passerelles, ponts, toitures en dôme… Même si les vérandas n’exigent pas de telles performances techniques, l’acier permet d’obtenir des structures très fines, quasi aériennes, à même de soutenir des charges élevées et de tolérer de fortes pressions physiques.
Lucien Longueville
Les fonctions les plus courantes de l’acier sont les tôles, les poutrelles, les fils, les tubes et les profilés. Ces formes sont réalisées soit par étirage, avec des filières créées spécialement à cet effet, soit par moulage, en fonderie.Les épaisseurs peuvent aller de plusieurs centimètres (voire décimètres pour certains aciers) à quelques microns, selon les besoins. Des tôles de plusieurs mètres de largeur peuvent être recoupées pour ne faire que quelques millimètres de large au final. Contrairement à une idée reçue, l’acier est pourvu d’une résistance thermique tout à fait satisfaisante et jusqu’à trois fois supérieure à celle de l’aluminium, La technique de la rupture de pont thermique employée pour l’aluminium présente ici peu d’intérêt, puisque les sections des profilés en acier, moins volumineuses que celles en aluminium, amènent une plus faible surface de transmission du chaud ou du froid. Matériau durable, l’acier résiste bien aux chocs et aux coups. Une qualité particulièrement intéressante pour les équipements de lieux publics et le mobilier urbain : jeux de squares, sièges de halls de gares ou d’aéroports, bancs, poubelles… Selon l’épaisseur choisie, l’acier peut devenir quasi indestructible. Faciles d’entretien, les aciers émaillés résistent à tout, même aux tags. Les aciers pré-laqués, eux, sont faciles à nettoyer, par simple rinçage à l’eau.
Ecologique, l'acier l’est assurément. C’est un matériau recyclable indéfiniment et entièrement. L’acier se récupère facilement parmi les autres déchets grâce à ses propriétés magnétiques (un aimant suffit pour le trier) et se réutilise pleinement dans la filière sidérurgique. La totalité de l’acier récupéré est recyclée, donnant ainsi naissance à un nouvel acier, ayant les mêmes propriétés que dans sa vie antérieure… Avec ce mode de production, les minerais et les gisements naturels se trouvent préservés. Notons également que les consommations d’énergie pour produire de l’acier à partir d’acier récupéré sont nettement moindres.
Des finitions pour un minium d’entretien Si l’acier a quelque peu été délaissé après guerre, c’était à cause des difficultés d’entretien qu’il engendrait et des sa faible résistance à la corrosion. Aujourd’hui, ces reproches n’ont plus lieu d’être, la technologie de l’acier a considérablement évolué et ce matériau profite largement des progrès accomplis en matière de finition, notamment grâce aux constructeurs automobile qui ont mis au point des traitements de surface très performants pour les carrosseries de voiture. Pour pallier les contraintes d’entretien, il existe maintenant des traitements préventifs qui rendent l’acier résistant à la corrosion et moins vulnérable aux agressions climatiques ou aux injures du temps. Après avoir été ouvragé, l’acier est sablé, puis métallisé à chaud par pulvérisation de zinc, c’est la galvanisation.
Se présentent ensuite trois solutions ; peinture époxy, peinture polyuréthane ou thermolaquage. La peinture époxy, très résistante, offre une finition assez brillante, mais ne se repeint pas. La peinture polyuréthane, tout aussi résistante, donne un aspect plus satiné et offre la possibilité de repeindre, soit pour dissimuler un éclat provoqué par un choc important, soit pour changer de couleur. Enfin, il existe diverses options de thermolaquage dont celles proposées par Galva Union pour protéger et décorer le métal : - Decozinc, un traitement écologique (sans solvant, sans chrome et sans plomb) avec une protection du zinc sous la peinture et un thermolaquage polyester, dédié aux charpentes, vérandas, garde-corps, mobilier urbain… - Decocean, un revêtement couleur à haute résistance pour des éléments métalliques situés en milieux agressifs (bords de mer), - Decosteel, un revêtement décoratif sur acier par sublimation d’encres dans toute l’épaisseur de la couche de laquage, avec un choix infini de graphismes. Tous ces progrès réalisés en matière de finitions prolongent sensiblement la durée de vie d’une véranda en acier. A contre courant de la standardisation Avec une production relativement confidentielle, la véranda en acier exige un savoir-faire que seuls quelques maîtres ferronniers détiennent encore et s’attachent à perpétuer avec passion : en France, citons « l’Atelier d’Alexandre » dans lequel travaille encore le grand serrurier-ferronnier d’art Lucien Longueville ; en Italie, le prestigieux « Officina dei Giardini » qui s’inspire avec élégance des gravures antiques. A conte-courant de la standardisation, ces artisans ne poursuivent qu’un seul but : faire de chaque véranda une œuvre unique au monde à travers laquelle ils peuvent exprimer toute leur sensibilité et leur talent. Si l'acier reste de ce fait le matériau le plus cher pour un projet de véranda, réservé souvent aux belles demeures, les industriels ne manquent pas d’idées innovantes pour promouvoir son rayonnement auprès du public. Ainsi, le groupe KDI et RP TECNIK ont lancé en 2003 le kit de véranda Fineline, une véritable alternative aux solutions en aluminium et en bois qui représentent aujourd’hui l’essentiel du marché. Le principe est simple : donner à tous les professionnels du métal et aux fabricants de véranda la possibilité de bâtir un ouvrage à l’ancienne, à l’aide de produits pré-usinés, faciles à assembler mécaniquement. Les pièces formant les kits sont en acier traité anti-corrosion, hormis le chéneau qui est réalisé en aluminium. Un concept original et séduisant pour offrir à un public plus large des vérandas acier dans l’esprit des serres et des jardins d’hiver du XIXème.
Lucien Longueville
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